mardi 30 octobre 2007

Nuits d'ivresse

... Mais tout cela
n'est que de la pudeur
un voile que l'on pose sur le coeur
un horizon trouble
aux contours informels.

Alors oui ,
nous irons par delà nos rêves
nos songes
et nos mensonges
par delà nos oublis
nos réminescences futiles
redistribuer nos fautes comme des offrandes
a ceux que nos discours agacent.

Bien sur
nous pourrons croire
aux paradis perdus
où nos pensées loquaces
d'une envolée lyrique
redessinent
le crépuscule des dieux.

Nous pourrions croire
que ce temps incompressible et volage
nous vole nos amours.
Mais cela n'est rien
nous irons
par delà les frontières
insensible aux clameurs de la foule
cueillir dans les landes odorantes
toutes ces nuits d'ivresse
où nos bonheurs se lovent.

mardi 23 octobre 2007

j'veux bien croire


j'veux bien croire
en des destins fleuris
où nos âmes poétisent
la romance de nos vies
j'veux bien croire
et plus encore
si le choix de ta main
m'indique un autre chemin
bien croire
qu'un parcours incertain
illuminera nos coeurs
bien croire qu'une main d'enfant
un jour
vers moi
m'offrira son coeur

mercredi 17 octobre 2007

Bon c'est vrai


Bon c'est vrai que le temps, ici, est maussade
qu'il n'inspire pas à la plénitude de l'âme
mais il nous reste des matins qui chantent
à nous de les inventer.
Bon c'est vrai que tout le monde ne sait pas forcément bien chanter
mais il y a bien deux ou trois notes de musique
pour nous chatouiller les neurones.
Bon c'est vrai que les neurones à nos âges
sont beaucoup moins émotifs,
qu'ils leurs faut un long discours pour qu'ils se mettent en chemin
pour nous interdire la morosité.
Bon c'est vrai qu'a attendre des lendemains qui chantent
à nos âges ça épuise.
C'est vrai que le monde est petit
et nos chemins se croisent,
se croisent à chercher d'autres issues
de celles qui nous mèneraient sur d'autres chemins
mais comme dit le proverbe chinois : " suit ton chemin et
il ne t'arrivera rien".
Bon c'est vrai, il faut trouver ce chemin.
Bon c'est vrai qu'ici avec ce temps maussade
je reste sur ma fin !

samedi 13 octobre 2007

Infini

Toucher du doigt le ciel pour sa forme infinie
Sublimer le présent dans sa forme religieuse.

un repère
une balise
un point intangible
une ligne de fuite sans but bien précis
un serment de bandit
une promesse oubliée
un cavalier de l'ennui
sur un cheval de bois
bataillant les étoiles
injuriant son destin
un point lumineux
une étoile solitaire
une aurore boréale

et puis...
et puis...

mon coeur qui cavale
sous une pluie d'étoiles.











jeudi 4 octobre 2007

J'peux pas tout dire

J'peux pas tout dire
Peux pas tout écrire
Tous ces matins de sable
Où mon âme en éclats
Scintille de mille feux
J'ai rêvé
Je rêvais
Et je rêve encore
De cet horizon fuyant
Fugitif et limpide
Comme un cristal de roche
J'ai rêvé
Je rêvais
Et je rêve encore
De ce soleil couchant
Dessinant sur ces corps d'enfants
D'étranges nids d'amour

J'peux pas tout dire
Peux pas tout écrire
Mais je sais
Que sur tous ces visages
C'est mon âme qui voyage.