vendredi 14 mars 2008

Je ne sais



Je ne saurais dire

si du sable ou du vent

lequel des deux invente

nos chimères enfantines

nos irrépressibles envies.

lundi 10 mars 2008

Je comptais mes pas


Je comptais mes pas
sans savoir où j'allais,
obstiné, un peu fou,
je m'inventais d'autres mondes.
Illusion de l'instant,
je marchais à contre sens
à contre courant d'idéaux,
je n'avais que mes pas
comme deux balises factuelles.
Et puis me dire
imaginons l'envie
comme un besoin futile,
le nécessaire chaos de nos vies
où l'imiginaire côtoie
de cruelles destinées.
Et s'arracher de l'ornière,
le temps d'un mensonge.
Revivre l'espérance
dans des déserts lointains
où nos âmes fatiguées
lasses mais sevrées de bonheur
se reposent dans des jardins
suspendus à nos rêves.