ces quelques mots écrits,
griffonnés sur cette feuille de papier
dans le fond du tiroir.
J'avais oublié ce qu'alors, j'avais écrit.
Et pourtant,
C'était un soir de solitude,
un soir où je savais
que ce jour existerai.
Oui je sais,
il y a des hommes
que des destins funestes
emportent vers la mort.
Des hommes aux festins de pierre
qui n'ont d'autres devoirs
que de suivre leur chemin
sans souci du lendemain.
Oui je sais,
il ya des hommes
qui font et refont d'impossibles refrains
de souvenirs perdus.
Mais il y a toi,
mon père, mon ami,
toi qui m'a tenu la main,
m'a serré dans ses bras.
On dit que la vie
n'est qu'une ombre passagère
où nos destins croisés
s'inventent de singuliers chemins.
Mais il y a ce chemin
où nos pas se sont suivis,
ce chemin d'aubépines et de ronces
et de lauriers en fleurs.
Je voulais simplement te dire
que ce chemin que tu continues de tracer,
je le suivrai des yeux
comme un infatiguable voyageur.
Oui je voulais te dire
que c'est ton souffle qui m'accompagne
comme un vent venu du large,
une brise douce et chaude,
un alizé tropical.
Non je n'oublie pas
le souffle de ta présence.

