mardi 10 juin 2008

J'avais oublié

J'avais oublié, papa
ces quelques mots écrits,
griffonnés sur cette feuille de papier
dans le fond du tiroir.
J'avais oublié ce qu'alors, j'avais écrit.
Et pourtant,
C'était un soir de solitude,
un soir où je savais
que ce jour existerai.
Oui je sais,
il y a des hommes
que des destins funestes
emportent vers la mort.
Des hommes aux festins de pierre
qui n'ont d'autres devoirs
que de suivre leur chemin
sans souci du lendemain.
Oui je sais,
il ya des hommes
qui font et refont d'impossibles refrains
de souvenirs perdus.
Mais il y a toi,
mon père, mon ami,
toi qui m'a tenu la main,
m'a serré dans ses bras.
On dit que la vie
n'est qu'une ombre passagère
où nos destins croisés
s'inventent de singuliers chemins.
Mais il y a ce chemin
où nos pas se sont suivis,
ce chemin d'aubépines et de ronces
et de lauriers en fleurs.
Je voulais simplement te dire
que ce chemin que tu continues de tracer,
je le suivrai des yeux
comme un infatiguable voyageur.
Oui je voulais te dire
que c'est ton souffle qui m'accompagne
comme un vent venu du large,
une brise douce et chaude,
un alizé tropical.
Non je n'oublie pas
le souffle de ta présence.

dimanche 8 juin 2008

papa - 3 juin 2008


Je notai ce jour
comme un jour oublié,
oublié le temps des malentendus
le temps des incertitudes.
Je notai ce jour
comme un nouveau chemin
qu'il nous faudra parcourir,
sans le bruit de tes pas
sans le son de ta voix,
de tous ces détails qui nous échappent
mais qui font de ton absence
des moments si présents.
Je me souviens
de ces soirées d'hiver
où d'inlassables histoires de chasse
tu nous racontai.
Oui je me souviens de ce jardin fleuri
que tu ne cessai de cultiver
par amour des plantes,
peut être aussi par amour de ce qui est vivant.
Tu aimais les hommes
pour leur simplicité,
parce que comme eux tu étais simple,
un homme de la terre,
de cette terre de Bretagne où tu es né,
de cette terre de Bretagne dont tu es si fier.
Je t'aime et nous t'aimons
pour ce que tu es,
quelqu'un qui a aimé
et continuera d'être aimé
pour ce qu'il a été :
un homme simple.

vendredi 16 mai 2008

Mais

Mais il me manque
la musique d'une chanson tragique
pour danser toute la nuit
mais il me manque
les paroles d'une chanson maudite
pour chanter jusqu'à l'oubli.

Et sur la voie de mes silences
je te dirai des mots d'absences
qu'il faudra oublier
je te dirai pourquoi je ments
mes sentiments,
comment je cache tous mes tourments.

Et sur le fil de ma mémoire
je t'écrirai ma propre histoire
sans faux fuyant
sans faire semblant,
je t'écrirai des mots d'espoir
qu'il faudra capturer.

lundi 5 mai 2008

Preuves


A ne pas croire
nous revenons fouiller notre mémoire
non satisfait de nos erreurs
de nos peurs antérieures
il nous faut d'autres preuves
comme signe de bonheur
il nous faut d'autres signes
comme un dieu
en qui croire
même un prophète
pourquoi pas
enfin seul, ce mal n'est pas interdit
se plaire n'est pas interdit
s'aimer aussi
alors croire ?




vendredi 14 mars 2008

Je ne sais



Je ne saurais dire

si du sable ou du vent

lequel des deux invente

nos chimères enfantines

nos irrépressibles envies.

lundi 10 mars 2008

Je comptais mes pas


Je comptais mes pas
sans savoir où j'allais,
obstiné, un peu fou,
je m'inventais d'autres mondes.
Illusion de l'instant,
je marchais à contre sens
à contre courant d'idéaux,
je n'avais que mes pas
comme deux balises factuelles.
Et puis me dire
imaginons l'envie
comme un besoin futile,
le nécessaire chaos de nos vies
où l'imiginaire côtoie
de cruelles destinées.
Et s'arracher de l'ornière,
le temps d'un mensonge.
Revivre l'espérance
dans des déserts lointains
où nos âmes fatiguées
lasses mais sevrées de bonheur
se reposent dans des jardins
suspendus à nos rêves.

samedi 23 février 2008

lundi 11 février 2008

Acrostiche



Pourquoi faut il se vendre
Aussi cher qu'un baiser
Sachant bien qu'à se pendre
C'est encore s'abaissser
A vouloir trop donner
Le corps n'est plus à prendre.


Ce sont lettres assassines
Ou bien lettres mutines
Les unes qui vous butinent
Les autres qui vous mutilent
En étant Proserpine
Un soir, elles deviennent orphelines.

mardi 29 janvier 2008

Beat



Reprendre le cours de son destin
réinventer l'absence
comme un besoin utile
un acte non réfléchi.

Construire un monde d'instants volés
un écrin poussiéreux
pour ne pas éveiller les soupçons
un écrin dans lequel
se cacherait l'alliance de deux êtres.

S'énivrer d'un parfum
que l'on croyait oublié
comme un animal blessé
lécher la plaie
et de ce parfum
se soigner
soigner son âme
qui ne demande qu'à Aimer.

Aimer ces instants volés
comme d'insupportables enfants
que l'on aime pourtant.

Aimer ces instants volés
ces raccourcis de vie.

Moments intenses
où nos corps attentifs à la caresse de l'autre
épousent le battement de nos coeurs.











vendredi 18 janvier 2008

Jessie















Deux yeux
un visage
un regard défendu
que j'observe pourtant

un parfum qui s'endort
dans le creux de tes rêves
un sourire qui s'éveille
sur le bord de mes lêvres
... et mon coeur est content.

un visage de porcelaine
s'est posé sur ce jour
m'a regardé
et de ses yeux
m'a dit bonjour,

moi qui ne suis rien
rien d'autre qu'un mutin.

samedi 12 janvier 2008

Les mots


retrouver les mots
la fraîcheur de les lire
phénomène vibratoire
ma mémoire se réveille
retrouver l'espace
une feuille pour les écrire
le vent pour qu'ils s'envolent
le temps pour qu'ils s'effacent.
retrouver les mots
au hazard d'une page
comme échoués sur le sable
comme de simples coquillages
(papillons de la nuit
coléoptères aux rêves froissés)
retrouver les mots
au hazard d'un jour
ou peut être bien d'une heure
avec pour seule excuse
de ce trop long détour
un message d'amour

samedi 22 décembre 2007

Féminin


...Et nos mains et nos voix
et nos corps assoupis
qui refont le parcours
de chemins oubliés
redoutant un destin
qui pourtant
semble si lointain.
Vivre le présent
comme une attente diffuse
où l'éternel féminin
se mélange à nos vies
vivre, vivre enfin !

vendredi 21 décembre 2007

Innocence


Preférer l'innocence
au risque de déplaire,
se parer d'insouciance
et prendre de faux airs.
Rester indifférent,
oser l'impertinence,
être le passager d'une idée délétère,
pour un instant
un instant seulement,
se reprendre,
et croire que cet homme exagère.

lundi 17 décembre 2007


De ces moments perdus
de ces instants vécus
de tous ces rêves souvent déçus
il nous reste la trace
de deux anges déchus
l'espérance de deux enfants têtus.

jeudi 13 décembre 2007


...Et il y a ces cris d'enfant
entendus mille fois
qui sont beaucoup plus sages
que le bruit de nos voix.

vendredi 7 décembre 2007

Silences


Comme un point à la ligne,
une virgule,
un repère dans le temps.

Comme des points d'abstinences
qui s'en vont s'élargissant
et qui creusent dans nos coeurs
l'empreinte de nos silences.
C'est un repère qui glisse
un repère où l'on s'accroche
un tatouage qui s'efface
Comme si demain n'existait pas
ou plutôt n'existait
que pour mieux vivre l'instant
l'instant présent de nos silences.



lundi 3 décembre 2007

Préférer l'éphémère au durable,
la beauté de l'instant
à la longévité du moment.

dimanche 2 décembre 2007

pensée du jour


Parfois...
J'aurais tellement voulu être de ces gens
qui se couchent le soir
en se disant :
" Tiens, il n'a pas plu aujourd'hui "

mercredi 28 novembre 2007

Proverbe indien


Tout ce qui n'est pas donné
est perdu.